Une occasion à saisir : pourquoi les mécaniciens industriels syndiqués sont l’avenir de la main-d’œuvre qualifiée au Canada

Published On: août 11, 2025Categories: Press Release

La réalisation d’un projet exige une coordination minutieuse, et sa planification à l’extérieur d’un grand centre urbain peut ajouter à la complexité. Imaginez la logistique nécessaire pour mobiliser la main-d’œuvre requise pour la construction d’une installation d’exportation de gaz naturel liquéfié à grande échelle à Kitimat, une collectivité d’environ 8 000 habitants située dans une région peu peuplée du nord de la Colombie-Britannique.

L’accès à la main-d’œuvre qualifiée est essentiel à la réussite d’un projet, et c’est là que les partenariats avec les syndicats peuvent faire toute la différence, explique Andrew Bredin, directeur des communications et des affaires publiques du Millwright Regional Council (MRC). « Peu importe où se trouve votre projet, que ce soit dans le nord de la Colombie-Britannique, au port de Montréal ou dans les Prairies, nous pouvons vous fournir une main-d’œuvre qualifiée. Nous sommes fiers de pouvoir déployer nos mécaniciens industriels là où on a besoin d’eux. »

Composé de 12 syndicats locaux affiliés à la United Brotherhood of Carpenters and Joiners of America (UBC) partout au Canada, le MRC représente « les mécaniciens industriels du Québec à la Colombie-Britannique. Nous travaillons également en étroite collaboration avec l’ACRC (Atlantic Canada Regional Council of Carpenters, Millwrights and Allied Workers) », ajoute-t-il. « Nous avons des milliers de mécaniciens industriels qualifiés qui travaillent chaque jour. Et grâce à nos deux conseils, nous avons accès à près de 10 000 mécaniciens dans tout le pays. »

Les mécaniciens industriels, également appelés mécaniciens-monteurs, sont des professionnels de la construction et de l’entretien polyvalents et à l’avant-garde de leur domaine, qui installent, entretiennent, diagnostiquent et réparent des machines de précision. Comme ces gens de métier hautement qualifiés sont des partenaires essentiels dans des industries aussi diverses que l’énergie, l’automobile, les mines, l’aérospatiale, la transformation alimentaire, les produits pharmaceutiques et plus encore, M. Bredin affirme qu’ils jouent un rôle clé dans le bien-être de leurs collectivités.

« Pour nous, il est important de travailler et de soutenir les communautés dans lesquelles nous vivons, que ce soit par notre contribution aux infrastructures – telles que les centrales électriques, les raffineries, les centres de distribution ou les transports – ou par le paiement de nos impôts », ajoute-t-il, « car cela améliore la qualité de vie de tous ».

De la sensibilisation aux possibilités offertes par les métiers spécialisés à la constitution d’un solide vivier de talents

Le développement et la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée jouent un rôle important dans la réalisation des projets et le renforcement de la résilience économique. M. Bredin estime donc qu’il est « très regrettable » que la pénurie perçue de main-d’œuvre qualifiée dans les métiers spécialisés freine la mise en œuvre des projets.

« L’une de nos forces en tant que syndicat est que nous pouvons mobiliser un grand nombre de mécaniciens industriels à travers le pays », dit-il. « Cela peut donner confiance aux entrepreneurs et aux propriétaires que les projets seront réalisés en toute sécurité et selon des normes de qualité élevées, mais aussi dans les délais et le budget prévus. »

Si d’autres professions spécialisées pourraient bénéficier d’une augmentation de leurs effectifs, il n’y a actuellement aucune pénurie de mécaniciens industriels MRC, principalement grâce aux efforts concertés visant à renforcer le bassin de talents, explique M. Bredin. Au cours des deux dernières décennies, il est apparu clairement qu’avec le nombre de compagnons prêts à prendre leur retraite, nous risquions de créer un déficit de main-d’œuvre, compte tenu de la diminution du nombre d’apprentis et des possibilités limitées pour les compagnons de transmettre leurs connaissances et leurs compétences. La question « d’où viendra la prochaine génération de gens de métier qualifiés ? » a inspiré des mesures décisives qui ont commencé par une sensibilisation aux avantages d’une carrière de mécanicien industriel, se souvient-il. « Nous devions faire savoir que cette profession offre un très bon travail, un salaire intéressant et des avantages exceptionnels. Les gens acquièrent également un ensemble de compétences très utiles et ont la possibilité de contribuer à leur communauté. »

Les efforts déployés par le MRC pour accroître la reconnaissance et les capacités ont notamment consisté à sensibiliser les gouvernements, les propriétaires et les entrepreneurs, explique-t-il. « Nous avons réalisé que pour créer davantage de possibilités d’emploi, il fallait lancer davantage de projets. Nous avons travaillé dur pour y parvenir, et nous avons parfois dû nous battre pour garder les projets au Canada et dans les communautés locales. »

D’autres mesures ont été prises, notamment l’obtention d’un soutien gouvernemental pour l’éducation et l’établissement de partenariats avec des collèges et des instituts pour la prestation de la formation. Après avoir fait « de grands progrès au cours de la dernière décennie, le programme d’apprentissage pour les mécaniciens industriels est très vivant et en bonne santé au Canada, » rapporte M. Bredin. « Nous avons des files d’attente pour les apprentissages qui comprennent non seulement des personnes sortant du secondaire, mais aussi celles qui cherchent à changer de carrière. »

Ces résultats peuvent inciter à attirer des talents vers des carrières similaires, suggère-t-il. « Quand j’ai quitté le lycée, je ne connaissais pas les métiers spécialisés. Aujourd’hui, davantage de personnes savent qu’elles peuvent poursuivre leurs études en apprenant un métier spécialisé. Elles peuvent découvrir les possibilités qui s’offrent à elles lors de salons professionnels, par exemple, ou dans le cadre de concours provinciaux de compétences. »

Un métier « ouvert à tous, partout »

Outre la sensibilisation, une grande partie du changement est venue de la « création d’opportunités », suggère M. Bredin. « Si vous vivez dans une petite communauté, vous n’avez peut-être jamais entendu parler du métier de mécanicien industriel, et vous n’auriez donc jamais songé à vous lancer dans cette carrière.

« Notre message est que nous recherchons les meilleurs mécaniciens industriels, et nous voulons être sûrs de les trouver partout. Nous voulons donner à tous une chance équitable de se joindre à ce syndicat. Nous avons des centres de formation pour les mécaniciens industriels partout au Canada, et nous avons parcouru toutes les provinces pour faire connaître notre métier et dire : « Jetez un coup d’œil à ce métier. Il est ouvert à tous, partout ». « Si vous êtes qualifié, si vous avez les compétences requises et faites preuve d’initiative, nous sommes là pour vous. »

En collaboration avec les propriétaires et les entrepreneurs, le MRC préconise depuis longtemps l’embauche de personnes locales pour les projets communautaires. Afin de constituer un bassin de talents communautaire et d’améliorer les voies d’accès à l’adhésion au syndicat, le MRC a lancé un programme d’introduction au métier de mécanicien industriel (ITM) qui comprend quatre semaines de formation aux compétences de mécanicien industriel et deux semaines de formation en mathématiques, en raisonnement spatial et en communication. À la fin du programme, qui est dispensé en collaboration avec des organisations locales, notamment des communautés autochtones, les participants passent un test d’aptitude qui leur permet de se qualifier pour adhérer au syndicat et commencer un apprentissage.

« Cela ouvre des portes, et nous avons constaté un grand succès », dit M. Bredin. « Nous en sommes à notre huitième programme ITM en Ontario, et nous commençons dans d’autres provinces dans l’espoir de l’étendre à tout le pays.Bien que les parcours de formation traditionnels des mécaniciens industriels varient d’une province à l’autre, ils comportent certains éléments communs, notamment l’accent mis sur la formation technique, la formation en milieu de travail et les compétences générales, telles que les aptitudes analytiques, mécaniques et systémiques et le débrouillardise. C’est également une carrière qui exige « une formation continue, même après l’obtention du certificat Sceau rouge », explique-t-il. « La technologie et les normes de l’industrie sont en constante évolution, il faut donc se tenir à jour.

Les gens de métier qualifiés contribuent à la réussite des projets et aux gains économiques à long terme

Le dévouement à la formation continue, qui se traduit par une main-d’œuvre aux compétences à jour et un bilan exceptionnel en matière de sécurité, fait partie de la proposition de valeur qui permet aux mécaniciens industriels de MRC de contribuer de manière significative à la réussite des projets, explique M. Bredin. « Et c’est important, car lorsque les entrepreneurs et les propriétaires réussissent, nous réussissons aussi. »

« Le travail qu’Andrew et notre équipe accomplissent pour bâtir l’avenir du métier de mécanicien industriel correspond exactement à la raison d’être de ce syndicat : créer des possibilités d’accès, rehausser les normes et obtenir des résultats », déclare Mark Beardsworth, EST du Millwright Regional Council. « Lorsque nous soutenons les entrepreneurs canadiens en leur fournissant des travailleurs canadiens qualifiés, tout le monde y gagne : le projet, la main-d’œuvre et la collectivité. »

En réponse aux appels à renforcer le Canada et à rendre son économie plus résiliente, il propose de mettre en œuvre des stratégies qui privilégient le succès à long terme plutôt que des mesures à court terme telles que la réduction des coûts. « Nous avons constaté que le discours sur la pénurie de main-d’œuvre qualifiée a été utilisé pour créer des échappatoires permettant à des projets d’être réalisés avec des travailleurs non qualifiés et sous-payés au lieu de travailleurs canadiens.

Si cela peut sembler plus avantageux à court terme pour la trésorerie, cela nous coûte cher à tous au final », déclare M. Bredin. « Lorsque des travailleurs qualifiés sont embauchés, en particulier pour des projets financés par les contribuables, et qu’ils reçoivent un salaire décent, cela renforce l’assiette fiscale canadienne et se traduit par de réelles améliorations de la qualité de vie dans nos communautés. »

 

À propos du Millwright Regional Council

Le Millwright Regional Council (MRC) est composé de douze sections locales affiliées à la United Brotherhood of Carpenters and Joiners of America (UBC) à travers le Canada. Les UBC Millwrights sont des partenaires essentiels dans diverses industries telles que l’énergie, l’automobile, l’aérospatiale, la transformation des aliments et les produits pharmaceutiques. ubcmillwrights.ca

Pour les demandes de renseignements des médias, prière de contacter:

Andrew Bredin
Directeur des communications
Millwright Regional Council